Une exploitation domaniale des rives de l’étang de Thau

Les rives septentrionales de l’étang de Thau, certainement du fait d’un environnement aux ressources abondantes, ont connu un développement remarquable de grands domaines aux premiers siècles de notre ère. Ce sont encore une fois les campagnes de prospection pédestre, en parcourant les vignes selon un mode systématique, qui ont permis d’individualiser une vingtaine de sites de villas. Parmi celles-ci, la mieux connue reste la villa de Loupian. Les plus grandes d’entre elles peuvent s’étendre sur quelques hectares et les objets collectés témoignent tout à la fois d’une longue durée d’occupation, entre le début de l’époque romaine et les premiers temps du Moyen Âge, et de la présence de constructions au caractère luxueux (fragments de plaques de marbre ou de tubulures en terre cuite, tesselles de mosaïque…).

Ces centres domaniaux sont distribués de façon régulière, et pouvaient exploiter jusqu’à 600 hectares de terres. Ils disposent dans la plupart des cas de possibilités d’accès direct à l’étang, mais aussi de magnifiques points de vue sur la lagune. Ces exemples avérés de « villas littorales », répondent à un mode d’investissement des élites sur les côtes de la Gaule méridionale. Ces vastes exploitations voisinent avec plusieurs agglomérations secondaires, qui trouvent leur origine à l’époque protohistorique, mais aussi avec un maillage dense de fermes de moindre importance, qui peuvent appartenir tout autant à de petits propriétaires qu’à des dépendants du grand domaine.

Médias

Les villas du Bassin de Thau, une concentration de sites en bordure du rivage

Les prospections pédestres montrent qu'une vingtaine de villas, des sites de plus de un hectare de superficie (2), dessinent un maillage de domaines de quelques centaines d'hectares chacun. Les terres littorales sont exploitées de même par des établissements ruraux de moindre ampleur (1) et plusieurs agglomérations, certaines d'origine protohistorique (3)
© I. Bermond et Ch. Pellecuer MCC-DRAC Languedoc-Roussillon
Document interactif - L'agglomération secondaire de Mèze et les grands domaines littoraux

L'agglomération secondaire de Mèze et les grands domaines littoraux

Durant l'âge du Fer, l'agglomération de Mèze dispose d'un territoire agricole composé d'un espace vivrier proche et de terres les plus éloignées exploitées par quelques établissements ruraux isolés. Après la conquête romaine, la bourgade conserve la partie vitale de son territoire agricole alors que de grands domaines dont celui de Loupian sont implantés en périphérie.
© Ch. Pellecuer, MCC-DRAC Languedoc-Roussillon

L’agglomération secondaire de Mèze et les grands domaines littoraux


© Ch. Pellecuer, MCC-DRAC Languedoc-Roussillon
Document interactif - Villa et grand domaine du Bassin de Thau, l'exemple du secteur de Mas Lavit et Saint-Martin de Caux

Villa et grand domaine du Bassin de Thau, l'exemple du secteur de Mas Lavit et Saint-Martin de Caux

En bordure de l'étang de Thau, dans un bassin versant littoral bien individualisé de quelque 600 hectares, la grande villa de Mas Lavit, loin de faire le vide autour d'elle, prend place dans un ensemble domanial, composé d'établissements ruraux proches, de 0,5 à moins de 2 hectares de superficie. L'un d'eux installé sur le rivage peut avoir une fonction de type portuaire.
© Ch. Pellecuer, MCC-DRAC Languedoc-Roussillon
Document interactif - La villa de Loupian, site et environnement

La villa de Loupian, site et environnement

Une aire de vestiges d'environ 3 hectares (1) a été définie grâce aux prospections pédestres, dont 1 hectare correspond à l'emprise réelle des bâtiments (2). Le site se développe sur un versant bien orienté (4), protégé des vents par le coteau (3) et dominant une dépression aujourd'hui drainée (6). Plusieurs zones funéraires sont pressenties à proximité (7). Le principal chemin d'accès à la villa a pu être retrouvé (A) ainsi qu'un point d'occupation secondaire (B) et un tronçon de l'aqueduc domanial (C).
© Ch. Pellecuer, MCC-DRAC Languedoc-Roussillon
Document interactif - Le chemin du domaine antique

Le chemin du domaine antique

Le chemin du domaine antique, un lien avec le rivage. Fouille en 2008 du chemin d'accès à l'établissement viticole gallo-romain de Roumèges (Poussan, Hérault) à proximité de l'Étang de Thau et vue sur la colline de Sète.
© R. Bourgaut, CCNBT

Villa et grand domaine du Bassin de Thau, l'exemple du secteur de Mas Lavit et Saint-Martin de Caux

En bordure de l'étang de Thau, dans un bassin versant littoral bien individualisé de quelque 600 hectares, la grande villa de Mas Lavit, loin de faire le vide autour d'elle, prend place dans un ensemble domanial, composé d'établissements ruraux proches, de 0,5 à moins de 2 hectares de superficie. L'un d'eux installé sur le rivage peut avoir une fonction de type portuaire.
© Ch. Pellecuer, MCC-DRAC Languedoc-Roussillon